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poèmes arrondis
par la douleur des angles
par la douceur des raccourcis

 

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ça va mieux
si tu lis toi
sans le papier
avec les yeux de tes doigts
et touchez l'encre
sur mon échine endolorie
C'est tout
ce qu'il fallait lire

 

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parceque tout est impossible
trop beau pour être
ne plus croire mais savoir
à s'en douter c'est le plus triste des aveux

je sais que tout est impossible
tout est trop beau pour être honnête
et j'attends à n'en plus douter
à n'en plus ouvrir les yeux

 

 

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alors
si c'est juste
juste pour écrire
engranger une existence
inconcevable
encore une fois
se retourner
et puis mourir
nourrir à perpette

 

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une seule chose à dire
de quoi écrire
et sentir expirer
ce qui retient
mentir

 

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mémoires d'un rangée de jeunes filles
rien n'est plus beau qu'un champ de quilles
quand il n'y a rien pour s'asseoir

 

 

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j'ai éclaté un feu pour en faire des étoiles
putain de dieu
combien de temps
j'ai oublié
j'ai retrouvé la terre sous mes pieds
et l'herbe dans mes mains
mouillée putain
rien que pour moi
et j'ai noirci le bois dans l'odeur des sapins
j'ai senti ce que j'aime
putain
à pleines mains

 

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sur un radeau
médusée comme il faut par les vagues marines
giclures de mer dans les narines
envie des plumes
comme les oiseaux

 

 

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longtemps je cherchais à comprendre
contempler c'est beaucoup mieux
contempler
à demi genoux cassés sur les rotules
j'ai les reins à fleur de peau
j'arrête

 

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