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Midi Libre 19 oct 2006
Cécile Morel se fait un nom
avec ses toiles 
Si vous passez par la place de l'Ancienne Mairie, vous entendrez peut être une jolie voix faire des gammes. L'Opéra et la musique classique sont en effet les autres champs explorés par la peintre Cécile Morel.
Depuis sa petite enfance, elle est nourrie d'une vraie passion pour les Arts. Ses parents, tous les deux professeurs de mathématique à St Etienne, pratiquaient le piano et le chant, semblent lui avoir transmi la fibre artistique. A douze ans, elle joue dans une première pièce de théâtre, mais à cette époque, c'est surtout le dessin qui la passionne. Au lycée elle fait sa toute première exposition de nus féminins sujet qui la passionnera longtemps. Après le bac, c'est tout naturellement qu'elle rentre aux Beaux Arts de St Étienne, pour en sortir diplômée en 1995.
De la sculpture à la peinture, des matériaux lourds à l'acrylique
Durant cette période, c'est surtout la sculpture qui prédomine dans son univers. Mais imperceptiblement, les matériaux « lourds » utilisés en sculpture et la relative longueur pour arriver à une création la lasse et elle perd progressivement toute inspiration avec ce support.
C'est en 2002 en rencontrant Christian Sabas créateur de l' Atelier du Non Faire qu'elle redécouvre la peinture. Sans jamais chercher à imiter, Cécile Morel avoue ses préférences : Picasso (hormis la période cubiste), Van Gogh, Caravage, Goya notamment la période noire, mais elle n'est pas très sensible à l'art contemporain, à l'exception du vidéaste Bill Viola.
C'est avec l'acrylique qu'elle se sent le plus à l'aise : cette matière correspondant parfaitement à son tempérament car elle lui donne la possibilité de rapidement s'exprimer, d'être directe.
Jusqu'en 2005, l'artiste s'est centrée sur les regards, cherchant le moment exacte où elle « trouve le vivant, quand quelque chose se dégage », pour fixer et terminer sa toile. La quasi totalité de sa production était alors faite de visages et portraits. Personne ne peut rester insensible aux regards de ses portrait, souvent sévères, parfois triste mais qui interpellent toujours.
Depuis janvier, Cécile Morel est rentrée progressivement dans la couleur, abandonnant les traits de dessin pour les réactions harmoniques des tâches de couleurs. En suivant son parcours on voit bien le changement d'univers et l'entrée dans cette autre dimension nous fait découvrir une autre facette de l'artiste, beaucoup plus pétillante.
Si sa production de toiles est très prolifique et qu'elle commence à avoir une renommée grandissante, elle rencontre néanmoins des difficultés à trouver des expositions. En effet, les lieux d'expos, comme pour la plupart des artistes, sont les seuls espaces où l'on peut véritablement vivre de ses oeuvres.
L.C.
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l'ArtVues sept 2005
Cécile Morel à la Galerie
St-Ravy
Diplômée de l'Ecole des Beaux-Arts de St-Etienne en 1995, Cécile Morel pratique alors essentiellement la sculpture et le dessin. Après quelques expositions en région Rhône-Alpes, elle abandonne son atelier de plasticienne en 1998, faute de moyen et surtout faute d'inspiration.
L'été 2003 elle rencontre à Paris les artistes de l'Atelier du Non-Faire et se met à la peinture. De retour à Cournonsec elle continue sur sa lancée:
"Je peins essentiellement des portraits, des visages, des têtes. J'aime caresser les visage et les contourner de larges touches pleines et onctueuses. Je peins des portraits pour combler une absence, je suis à la recherche de ce qui fait une présence. J'entretiens depuis toujours une confusion entre l'art et la réalité. J'ai appris à aimer la réalité en y retrouvant des sensations vécues de la rencontre d'oeuvres d'art. Par la suite, j'ai appris à percevoir dans cette réalité des potentialités d'oeuvres d'art. Je crois au pouvoir magique de la peinture. Comme mes prédécesseurs sur les murs des cavernes, je crois que ce que je peins à un pouvoir direct sur la réalité. Comme le matador Paco Ojeda, je pense qu'au moment de créer la pensée reste en arrière car il n'y a de temps que pour sentir". En laissant s'exprimer ma main je fais le voeux que se produise un heureux hasard, que je sois assez éveillée pour le voir venir et l'aider à prendre forme. "
Du 5 au 18 septembre à la galerie St-Ravy à Montpellier. tel: 04 67 66 39 40
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Midi Libre 11 septembre 2005
Les portraits de Cécile Morel
place St-Ravy
Les premiers visiteurs ne sont pas restés insensibles aux regards de ces portraits. Des visages souvent sévères, parfois des autoportraits, toujours des grands formats. Duchamp ou Alberto Giacometti, Cécile Morel s'est notamment inspirée d'un livre de photographies de Rogi André, "qui composait ses portraits comme de véritables tableaux". Son passage par les Beaux-Arts et la sculpture se retrouvent dans le travail sur les volumes. Originaire de St-Etienne, Cécile Morel est installée depuis cinq ans à Cournonsec. La jeune femme étudie aussi le chant lyrique à Sète. Ses oeuvres sont visibles à la galerie St-Ravy tous les jours de 13h à 19h (sauf le lundi) jusqu'au 18 septembre.







